Vieille Fille de Marie kock

Plaisirs en partage
9.02.26

S’intéresser à la « vieille fille » ?

J’ai envie de te partager ma lecture de ce livre qui s’appelle Vieille fille et le sous-titre est Une proposition de Marie Kock. Je me suis intéressée à ce livre ….par hasard, si jamais le hasard existe !!

Ce qui m’a un peu titillée, c’est évidemment le titre, mais aussi ici, cette petite capsule Sélection grand prix des lecteurs 2024. Et je me suis dit, wow, des lecteurs, donc il y a autant de femmes que d’hommes ?

Et un livre qui est relativement succinct. D’emblée j’ai  été séduite par l’argumentaire, en tous cas, ce que développe Marie Kock tout au long de ce livre, avec beaucoup d’authenticité. Je sens une profonde réflexion, mais pas dans quelque chose qui est intellectualiste, intellectualisant, écrasant de théorie et de notions vagues, non, il y a quelque chose qui est très pragmatique.

Plus qu’un livre, un témoignage

Je ne peux pas parler d’humour, mais en revanche, j’ai beaucoup ressenti de fraîcheur dans, je vais dire son témoignage, parce que pour moi c’est un témoignage, alors certainement qu’elle ne dirait pas ça, moi j’y vois un témoignage avec, encore une fois, beaucoup d’authenticité et cette fraîcheur, cette candeur lorsqu’elle connecte avec des croyances, avec des choses et qu’on peut penser que ces choses sont normales. Et avec candeur, elle va mettre en avant ces aspects-là, que l’on peut considérer comme normales, pour s’interroger de leur pseudo-normalité et de creuser, de voir d’où ça vient et quelles en sont les conséquences pour nous aujourd’hui et comment est-ce qu’il est possible de sortir des éventuelles ornières qui sont placées dans ces choses dites normales, que moi je vais appeler en fait des croyances.

Croyance, quand tu me tiens

Et je trouve très sain ce qu’elle développe à travers cette proposition de déconstruire des croyances, non pas juste pour déconstruire, point, et dire c’est naze, je déconstruis, non, c’est plutôt une réflexion comme une forme de méthodologie ou de process où elle se rencontre autour de la thématique de la vieille fille, bien sûr, d’un certain nombre d’aberrations, de croyances qui ne sont pas amours, qui ne sont pas lumineuses. Et qu’est-ce qui peut être proposé à la place de ces croyances ? Et elle ne va pas proposer des choses stéréotypées déjà toutes construites, mais plutôt elle va faire appel à son propre témoignage, son propre vécu en fait, sa propre expérience, et elle va vraiment à des endroits qui peuvent paraître assez inconfortables ou en tout quotidien, est-ce qu’on parle très facilement de la vieille fille, de son statut ?

Le Stéréotype de la vieille fille

On va pouvoir en parler lorsqu’on va faire une blague, lorsque justement on va utiliser ce vocable vieille fille pour mettre à distance ou stéréotyper. Et donc c’est toute cette déconstruction-là qu’elle propose avec un vocabulaire qui est vraiment très tranquille, en tout cas moi je ne me suis pas sentie dans quelque chose de très intellectualisant, mais plutôt quelque chose de très abordable. Et puis dans l’hypothèse où vraiment cette thématique ne te parle pas du tout, tu n’es pas curieux, curieuse à propos de cette thématique, je t’invite toutefois à te procurer le livre ou peut-être tout simplement l’emprunter à quelqu’un, et de lire uniquement la partie 7, donc de 169 à 199 ou  203 pages, bref ça te fait une trentaine de pages à lire, et là vraiment pour moi ça recèle de magnifiques pépites.

Extrait : 

 

Quand on est enfant et qu’on joue à la poupée, c’est parce que c’est l’idée qu’on se fait de l’âge adulte, comme si quel que soit notre âge ou la façon dont on est parent, avoir un enfant vous faisait basculer comme par magie dans le cercle fermé des grandes personnes. Je n’ai jamais vraiment compris ce lien de causalité, ou plutôt, ou plutôt, je l’ai toujours vu comme étant monté dans le mauvais sens. Faire un enfant pour être adulte m’a toujours semblé moins logique qu’être adulte pour faire un enfant.

omment être responsable d’un autre qui ne sait rien alors qu’on n’est pas encore responsable de soi-même. Je ne parle pas d’avoir une bonne situation professionnelle ou une maison avec toute la batterie d’équipements ménagers ou des factures bien rangées selon un code couleur, mais de faire le tri dans nos névroses, celles dont nous avons hérité et celles que nous sommes susceptibles de transmettre, dans les désirs que nous croyons être les nôtres et que nous ferons porter à ce qui nous succède. Je parle de savoir pourquoi on veut un enfant et comment on va le protéger du monde hostile, mais aussi de nous-mêmes, quel que soit notre amour et notre bonne volonté.

Être parent ne veut pas forcément dire être adulte. Être adulte ne veut pas dire être un parent. Bien plus que l’homme adéquat, c’était peut-être finalement ça que j’attendais.

Le moment où je me serais délesté de tout ce qui ne m’appartient pas et de mes réflexes de possessivité. Celui où je ne confondrai plus l’envie d’être aimé avec la peur du néant, l’amour avec l’accaparement. L’ironie de l’histoire est que j’ai travaillé dur pour en arriver à ce moment, ou à ce que je crois être ce moment, mais que le temps requis pour y arriver n’est plus celui de la biologie.

Le moment où je peux envisager de faire un enfant, sans créer trop de dommages, est celui où mon corps n’est plus apte. La conclusion peut avoir l’air amer, mais elle ne l’est pas. Je sais qui je suis, sans le miroir d’un enfant ou d’un compagnon, et mon amour est enfin désintéressé.

Je sais aussi que j’ai hâte de voir grandir les enfants des autres, et peut-être les enfants de ces enfants. Ça me va d’être pour eux une sorte de Mary Poppins qui fait irruption dans leur vie de temps en temps, mais qui ne s’installe pas. Ça me va de semer des graines, sans accorder la moindre importance au fait qu’elles poussent ou non. 

D’avoir avec eux de grandes conversations d’adultes, et d’être celle qui leur dit ce que les parents ne peuvent pas dire, et que j’aurais aimé comprendre quand j’étais petite. Ça me va de n’être ni mère, ni épouse, et de sentir qu’une transmission est possible avec ou sans moi. J’aime la fin de ce passage avec la dynamique de la transmission.

st un voyage au pays du mental alors que le questionnement est celui de plusieurs pays : ton cœur, de ton corps et de ton esprit, que je distingue du mental. Plus exactement, ton corps à travers ton ressenti va t’apporter des informations en termes de bien-être et de gêne, d’aise ou de gêne.
Lorsque tu vas penser à une alternative, tu peux être dans le doute quand tes seuls ressentis sont de nature « mental » qui peuvent entraîner un malaise parce que tu te juges d’être dans le mental.

La transmission n’a pas besoin de filiation

Pour moi, ça m’amène vraiment à cette dynamique, cette envie où chaque personne de l’humanité est un potentiel transmetteur et récepteur. Transmetteur d’informations, d’amour, d’énergie, de croyances, de valeurs, et récepteur également des mêmes choses. C’est comme une immense toile d’araignée, le fameux web, mais là il ne s’agit pas d’internet, mais plutôt du web d’énergie qui relie chaque membre de cette immense humanité qui est incarnée là sur terre, mais qui a aussi déjà vécu et qui est partie de l’incarnation et vit sur d’autres plans.

Le grand web humain

Cette transmission pour moi, c’est ce réservoir vraiment immense auquel chaque être humain a accès, et peut-être que les limitations de l’accessibilité correspondent à des interdictions, des croyances, des non-autorisations, et encore plein d’autres choses, des blessures. Et peut-être que le sens même de l’incarnation serait de se rendre compte de tous les empêchements à être connectés au plus profond de la nature de chacun.

La source, l’origine, le soleil central, je ne sais pas comment tu l’appellerais, moi je l’appelle la source, et donc cette transmission c’est en tant que petite émanation de la source, j’incarne la source de cette façon, et je la rayonne, je la montre comme ça, je transmets ce qui m’est cher, je reçois aussi de l’autre ce qui lui est cher, et ainsi il y a vraiment un enrichissement mutuel, il y a possibilité d’ouvrir le regard sur d’autres univers que le mien, en prenant, en ayant conscience qu’il y a d’autres univers, que le mien reste le mien, qui n’a pas plus ou moins de valeur que l’univers des autres, c’est simplement que le mien c’est le mien, et en tant que mien il est prioritaire, primordial, parce que c’est mon centre de référence, et que celui des autres c’est celui de l’autre, et que de ce fait il n’y a vraiment plus aucun enjeu de vouloir convaincre l’autre que mon univers est mieux que le sien, ou de me laisser convaincre par l’autre que son univers est mieux que le mien.

Une ode à l’amour en pratique, pas en théorie

Voilà, pour moi ce livre est une, j’allais dire une ode à l’amour, et ce en 2026, pas quelque chose de désuet, de suranné, quelque chose de vraiment pragmatique. Voilà, que tu sois intéressé ou non par cette dynamique de vieille fille, et bien je t’invite vraiment à lire le dernier chapitre, le chapitre 7, qui s’appelle « Faire baisser la fièvre ». Et un grand merci à Marie Kock, je me suis régalée de cette lecture, et j’espère que je t’ai donné envie de le lire, ou peut-être simplement le feuilleter dans une librairie.

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