Roman « Feel Good »
Le ton est donné rien qu’avec le titre qui aurait pu être Ose, Ose, Ose. En tout cas, c’est vraiment un livre qui est facile à lire, qui apporte beaucoup de joie au cœur. C’est un vrai baume, un vrai baume d’amour et de résilience, thèmes que j’affectionne car ils sont au cœur de notre vie sans toutefois que l’on en ait conscience. Et si en plus du plaisir de lire, la littérature permet à notre conscience de se libérer des chaines de l’égo et de l’humain alors c’est un festival de joie et de bienfaits !
C’est tout le sens de ma rubrique « plaisirs en partage » !
Feel good : pourquoi s’en priver ?
Libérer le présent du passé
Il y a aussi la thématique de comment le présent peut être un peu captif du passé. Et donc là, on est vraiment dans le transgénérationnel lorsqu’on parle de notre vie incarnée. Mais il y a aussi toute la dynamique du karmique. Alors, ce livre ne parle pas du karmique, il parle plus précisément du transgénérationnel, mais pas que…. C’est de la résilience, de l’amour, de la capacité à offrir au monde sans attendre quoi que ce soit en retour. Tu l’as compris ! Il est vraiment question de générosité et donc de loi de l’attraction : là où tu mets ton énergie, c’est là que ton énergie va…. Si tu la mets dans le souci, c’est le souci qui te revient.
Avoir confiance… Faire Confiance… Être confiant.e
Si c’est dans la confiance alors même que tu ne te sens pas confiant.e, l’énergie va explorer le monde de la confiance et, te revenir avec davantage de connu à son actif. Et fort.e de ton expérience tu vas pouvoir faire le prochain pas en confiance vers la confiance. C’est le cercle vertueux même si au départ tu as joué la confiance…
La confiance joue aussi avec toi et apporte sa contribution au jeu. Elle ne fuit pas. Alors cesse de la fuir même si tu ne sais pas comment faire cela… Décide le et respire ta décision le plus souvent pissible dans ta journée.
Extrait
J’ai pris trois heures pour moi, juste pour moi. Ça m’a fait du bien et je me sens coupable. Pas de l’avoir laissée, non, de ressentir ce bien-être d’être seule, juste quelques heures.
Sophie, sa marraine, me dirait que c’est normal que j’ai bien le droit de souffler de temps en temps. Oui, mais je suis son père et elle n’a que moi. Quand je me garde dans la cour, je n’aperçois personne dans le jardin.
J’entre dans la maison, je jette un œil dans le salon, j’essaye d’entendre leur voix en vain. Alors je ressors et j’attends assis sur le perron, en caressant le chien qui est venu se coucher à mes pieds, après avoir posé sa tête sur ma cuisse et m’avoir jeté un œil implorant, un peu d’affection. Il se passe quelques minutes avant que je n’entende Anna Nina éclater de rire.J’ai l’impression que le son provient de l’autre côté du corps de ferme, là où je ne suis encore jamais allée. Plus je m’approche, plus les voix sont distinctes. J’hésite à frapper, de peur de les déranger, mais c’est ma fille quand même. Alors j’ouvre délicatement le loquet pour ne pas faire une entrée fracassante au beau milieu de leur joie. C’est donc là que viennent toutes les babioles de la maison, en terre et en bois, une autre caverne d’Ali Baba. « Papa ! s’écrit Nani en me voyant entrer, regarde tout ce qu’on a fait, et ça, tu vois ça ? Je l’ai fait presque toute seule ! » Elle tient à bout de bras une petite forme en bois, encore un peu rugueuse de ne pas avoir été poncée, et dans ses yeux un bonheur simple et lumineux. Quand je regarde Valentine, elle me sourit rapidement avant de retourner à son atelier. Il est impressionnant d’outils en tous genres, de couteaux, de scies, de pinces. Elle travaille donc le bois et l’argile. J’en suis à me demander si elle a des journées de 36 heures. Aurait-elle bénéficié d’un supplément de temps par rapport aux autres êtres humains, une rallonge pour bonne conduite ? Sinon, où trouve-t-elle le temps de tout faire, entre son travail, le jardin, la lecture, le bricolage ? Je suis seule, pas d’enfants dont je dois m’occuper le soir, pas de conjoint avec qui passer du temps. Alors j’en ai pour Gustave, le jardin, mon travail et mes passions. Vous ne vous arrêtez jamais en fait ? Rarement. Vous n’êtes pas fatigué ? Probablement moins que certaines personnes qui passent leur journée sur le canapé devant la télévision.
Pas de télévision, peu de médias sociaux…
Eh oui lorsque la télévision (médias sociaux…) ne prend pas de ton temps, tu as davantage d’espace pour explorer qui tu es, ce que tu aimes ou ce que tu n’aimes pas. Tu as l’espace pour explorer. Et si l’espace te fait peur, tu peux y aller petit à petit. Pas besoin de faire le grand saut dans l’immensité sauf si tu es un adepte des sensations fortes voire terrifiantes. Prends soin de toi en réalisant le prochain pas à ta mesure et avec ce que tu es plutôt que ce que les autres te disent. Car c’est ton chemin, ton pas, ton rythme… Pas ceux des autres. Bien entendu l’autre peut t’inspirer et te soutenir !
Passion, envie et … freins
Voilà, donc c’est un livre qui parle de passion, qui parle d’envie et les freins qui peuvent peut-être être là entre l’instant présent et la réalisation de la passion, la réalisation de l’envie, du désir et comment ces freins peuvent être levés tout simplement par le passage du temps mais aussi par une foi en la vie. Cette énergie qui contient le tout et qui est inépuisable car survit à la mort du corps pour continuer ses expériences sur d’autres plans enrichis de la vie humaine. Comme si cette incarnation était une pièce de théâtre et, que ce livre nous invite à être plus léger, moins dramatiser et s’autoriser l’inconnu, le différent, l’inédit,…
Droit de naissance
C’est aussi une foi dans le fait que c’est un droit de naissance d’être heureux. C’est un droit de naissance de bien vivre sa vie. Ce n’est pas quelque chose qui est de la dynamique du mérite où il faut faire quelque chose pour être heureux. Il faut rentrer dans l’action pour obtenir quelque chose en retour. Là, il est vraiment question de la résilience par une dynamique très simple qui est celle de la foi et qui peut paraître un peu abstraite ou peut-être trop religieuse pour certains. En tout cas, là, c’est la foi en l’énergie de vie et la vie est une énergie qui nous veut du bien. Tout d’abord, c’est elle qui nous a créés, bien sûr, certes, par l’intermédiaire de nos parents. Donc une gratitude qui peut s’exprimer simplement, tranquillement voire même sans témoin. Un merci aux fleurs d’exister que ce soit à la campagne ou dans un interstice urbain !
La vie, l’énergie de vie
En revanche, elle nous a créés pour prendre conscience de qui elle est. Ainsi, à travers la vie, bien sûr, c’est l’amour et tout un tas d’autres expériences que l’on peut qualifier de belles ou de moins belles, de plaisantes ou déplaisantes. Donc, ce livre d’Agnès Ledig, On regrettera plus tard, c’est une immense invitation à oser faire un petit pas, un moyen pas, un grand pas. Mais en tout cas, à oser. Plutôt que de rester sur le côté du terrain et de ne jamais rentrer sur le terrain et d’oser jouer le jeu de la vie, de rester spectateur avec peut-être un certain nombre de pensées qui vont te valider dans le fait de bien rester sur le côté du terrain. À côté du terrain.
Alors quel seras ton prochain pas pour rentrer sur le terrain ? Jouer davantage ? Oeuvrer avec plus de compassion ?…


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